Hier, mercredi, le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé la composition de son nouveau cabinet ministériel. Il a cru bon apporter quelques changements au sein de l’équipe qui l’entoure.
En tant que citoyenne du Nord de l’Ontario, la première chose que j’ai remarquée c’est qu’une fois de plus le député de Sudbury, Rick Bartolucci, a changé de rôle. Celui qui était auparavant connu pour être le ministre du Développement du Nord et des Mines était jusqu’à mercredi le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels.
Il est dorénavant le ministre des Affaires municipales et du Logement. Seul l’avenir nous permettra de juger de sa capacité à traiter avec les maires des différentes municipalités de l’Ontario.
En m’attardant un peu plus sur les nouveaux ministres de certains ministères. J’ai donc constaté sans surprise que l’ancien ministre de l’Environnement, John Gerretsen, a perdu son ministère à la suite du fiasco concernant l’entrée en vigueur des éco-droits qui avait par la suite forcé le gouvernement de l’Ontario à renverser cette décision. Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’un blogue le 21 juillet dernier.
Toutefois, si le remplacement de M. Gerretsen à la tête du ministère de l’Environnement par John Wilkinson est logique, le sort que M. McGuinty a réservé à l’ex-ministre de l’Environnement surprend. En fait, M. Gerretsen est désormais le ministre des Services aux consommateurs.
Soulignons que c’est le manque de consultation auprès des consommateurs avant d’imposer les éco-droits qui a semé la controverse dans ce dossier. Je m’explique mal comment un ministre qui n’a clairement pas le service aux consommateurs en très haute estime se trouve à gérer un tel ministère. Enfin, il ne reste plus qu’à espérer que cette nouvelle assignation permettra à M. Gerretsen de comprendre la signification des mots «services aux consommateurs».